Vidéo scientifique…
et si vous vous lanciez ?

Combien de temps passez-vous à regarder des vidéos ? Sans doute beaucoup plus que vous ne le faisiez il y a seulement deux ou trois ans. Le contenu vidéo est omniprésent : à la télévision, sur les réseaux sociaux, lors d’événements, sur les sites web et même sur votre intranet au travail. Le monde de la science ne fait pas exception. Les vidéos scientifiques permettent de parler des projets de recherche, aussi bien que des personnes et instituts qui les portent. Pour augmenter la visibilité de votre travail, vous avez probablement déjà envisagé de réaliser des vidéos scientifiques. Voici 5 idées reçues à bousculer avant de vous lancer.

Idée reçue n°1 : “Nous n’avons rien à montrer”

Lorsqu’on débute la production d’une vidéo de science, ce n’est pas le manque, mais plutôt l’excès de contenu qui pose généralement problème. Certes, de nombreux domaines de recherche ne sont pas très « visuels » : la science des données, les mathématiques ou la physique quantique, par exemple. Mais il y a toujours des choses à montrer. Vos graphiques vous paraissent peut-être ennuyeux, mais ils peuvent présenter un intérêt esthétique pour ceux qui les découvrent pour la première fois. La pièce dans laquelle vous stockez une montagne de disques durs reliés par des kilomètres de câbles pourrait constituer un arrière-plan intéressant pour une vidéo scientifique. Une vieille bibliothèque avec des piles de livres anciens pourrait servir à filmer une interview.

En dehors de ces éléments purement visuels, vous devez également prendre en compte le thème à traiter. En fonction de votre contenu, différents types de vidéos scientifiques sont à considérer. Les animations sont idéales pour accompagner des explications complexes. Les interviews sont parfaites pour diffuser des conseils d’experts. Les reportages sont excellents pour discuter d’un sujet plus en détail. Quant aux « stories» sur les médias sociaux, elles permettent de créer du lien avec votre communauté.

À tout le moins, là où il y a des gens, il y a des histoires. Vous pouvez présenter les chercheurs de votre laboratoire, expliquer ce qu’ils font et avec quel objectif. Quelles sont leurs compétences ? Pourquoi sont-ils si passionnés par leur sujet ? Il y a tant à dire…

Idée reçue n°2 : “Les vidéos coûtent cher”

Produire une vidéo scientifique n’est pas forcément coûteux. Votre budget doit être en phase avec l’impact attendu. Si vous souhaitez toucher un large auditoire via de la publicité, prévoyez un investissement conséquent. A l’inverse, les films pour les médias sociaux peuvent demander moins de moyens.

Un budget serré nécessite de faire preuve de créativité, quitte parfois à réajuster votre scénario. Avez-vous vraiment besoin d’interviewer l’ensemble du conseil scientifique ? Peut-être qu’une ou deux personnes suffiraient. Pouvez-vous utiliser des animations 2D pour expliquer votre technologie plutôt que de la 3D ? Est-il possible d’organiser tout votre tournage dans un seul lieu, le même jour ? Ce sont des solutions à envisager pour construire un projet qui corresponde à vos moyens.

Idée reçue n°3 : “Notre cible : tout le monde”

Définir sa cible est l’une des premières choses à faire avant de communiquer. L’offre de vidéos scientifiques est si vaste que si vous ciblez « tout le monde », vous ne toucherez « personne ». De par sa nature même, Internet permet aux utilisateurs de choisir le contenu qu’ils veulent visionner. Vous devez donc les inciter à sélectionner le vôtre parmi toutes les options disponibles.

Pour toucher votre public cible et son réseau, votre vidéo doit être visionnée, aimée et partagée. Votre objectif étant de pénétrer une ou plusieurs communautés Internet, il convient de les connaître. Pour produire une vidéo scientifique susceptible de leur plaire, vous devez vous poser les trois questions suivantes :

• Qui doit voir ma vidéo ?
• Pourquoi est-ce que je veux que ces personnes regardent ma vidéo ?
• Qu’est-ce qui leur donnera envie de la visionner ?

Idée reçue n°4 : “On mettra la vidéo sur notre chaîne YouTube”

Les “vues”, ça se mérite ! À moins que votre laboratoire ou votre institut soient très populaires sur YouTube, vous ne disposez probablement pas d’une foule d’abonnés trépignant d’impatience en prévision de la sortie de votre prochaine vidéo scientifique. Des efforts sont nécessaires pour vous faire remarquer. Selon les dernières statistiques, les utilisateurs de YouTube visionnent un total de 5 milliards de vidéos par jour. Il y a donc clairement un public. Mais comme dans le même temps, 500 heures de nouveaux contenus sont téléchargées par minute, la compétition est rude.

Pour que les internautes regardent votre vidéo, il faut qu’elle soit visible. La créer et la télécharger ne suffisent pas : pensez à utiliser d’autres moyens de diffusion. Les médias sociaux sont un choix évident (Twitter, LinkedIn, Facebook, Instagram). Votre site Web est également indispensable, d’autant que les moteurs de recherche privilégient les pages avec du contenu vidéo et que les internautes y passent davantage de temps. Mais ne vous arrêtez pas là : vous pouvez ajouter votre film à votre prochaine newsletter, à vos articles, dans vos signatures électroniques, vos communiqués de presse, votre intranet… Diffusez-le lors de vos événements ou vos présentations externes. Un effort conséquent permettra de lui donner l’impulsion qu’il mérite.

Idée reçue n°5 : “On peut faire notre vidéo nous-mêmes”

Faut-il créer ses propres films ou se faire accompagner par une société de production ? Cela dépend des circonstances. Des vidéos scientifiques extrêmement percutantes ont été réalisées avec rien de plus qu’un smartphone et une bonne dose d’humour. Il est possible de faire le buzz sur des médias sociaux comme LinkedIn et Instagram avec un vlog maison ou une Instastory. Pour ce type d’audience, veillez à télécharger régulièrement du contenu afin d’obtenir de meilleurs résultats.

En dehors de ces cas, vous aurez besoin d’une équipe de professionnels pour que votre vidéo fasse parler d’elle. Déléguer la production ne signifie pas perdre le contrôle total de votre création, si tel n’est pas votre souhait. Car plus votre demande sera claire, plus votre film répondra à vos attentes. D’autant que les vidéos sont difficiles à modifier une fois que le montage est bouclé.

Chez Agent Majeur, nous produisons des films en motion design, des interviews, des reportages, des films événementiels… Au cours de l’année écoulée, nous avons produit 70 vidéos scientifiques. Si vous souhaitez discuter de votre projet de film, écrivez-nous à : contact@agentmajeur.fr.

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2019-09-24T12:28:12+00:00

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