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	<title>Communication scientifique &#8211; Agent Majeur</title>
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	<description>Ajouter de la valeur à la science</description>
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	<title>Communication scientifique &#8211; Agent Majeur</title>
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	<item>
		<title>Graphical abstract : créer des résumés visuels percutants</title>
		<link>https://agentmajeur.fr/graphical-abstract/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magali]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 08:32:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
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					<description><![CDATA[Le graphical abstract est un outil visuel efficace pour valoriser vos recherches. Apprenez à le maîtriser !]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<figure id="attachment_756" aria-describedby="caption-attachment-756" style="width: 1024px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" class="wp-image-756 size-full" src="https://agentmajeur.fr/wp-content/uploads/2024/05/graphical-abstract-lien-bas-blog-143.jpg" alt="exemple de graphical abstract" width="1024" height="716" /><figcaption id="caption-attachment-756" class="wp-caption-text">Exemple de graphical abstract pour une diffusion sur LinkedIn</figcaption></figure>
<h2>Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;un graphical abstract ?</h2>
<p>Comme son nom l&rsquo;indique, un graphical abstract est une illustration unique et autonome qui synthétise les éléments essentiels d&rsquo;un article de recherche ou d&rsquo;un projet. Imaginez-le comme <strong>une illustration indépendante</strong> qui restitue immédiatement les objectifs et les principaux résultats de votre étude — sans que le lecteur ait besoin de plonger dans le texte intégral. Contrairement aux figures extraites de votre manuscrit, un graphical abstract doit être <strong>conçu pour délivrer un message clé</strong>. Il s&rsquo;agit donc de créer une illustration à part entière et de sélectionner soigneusement les informations que vous souhaitez partager.</p>
<p>L&rsquo;objectif de cette représentation visuelle est avant tout de promouvoir vos travaux : attirer l&rsquo;attention sur la page d&rsquo;accueil d&rsquo;un journal, diffuser vos recherches sur les réseaux sociaux, ou encore faciliter une veille bibliographique rapide.</p>
<p>Les caractéristiques essentielles d&rsquo;un graphical abstract sont les suivantes :</p>
<ul>
<li><strong>priorité au visuel</strong> : combine images, icônes et un minimum de texte ;</li>
<li><strong>autonomie</strong> : raconte une histoire complète sans nécessiter de contexte supplémentaire ;</li>
<li><strong>adaptation au public</strong> : peut cibler des pairs, des praticiens, des décideurs ou le grand public ;</li>
<li><strong>polyvalence</strong> : s&rsquo;utilise dans les revues, sur les réseaux sociaux, en présentation ou dans les dossiers de financement.</li>
</ul>
<p>De nombreuses revues scientifiques le proposent désormais comme composante optionnelle ou obligatoire — ce qui reflète une évolution vers une recherche plus accessible dans notre paysage numérique où l&rsquo;image est reine.</p>
<h2>Pourquoi y consacrer du temps ?</h2>
<p>Ce type de résumé visuel peut attirer davantage de lecteurs vers votre publication, comme le suggèrent plusieurs études.</p>
<p>Ainsi, une <a href="https://academic.oup.com/tbm/article/13/12/891/7422784" target="_blank" rel="noopener">étude publiée en 2023 dans Translational Behavioral Medicine</a>, indique que les graphical abstracts augmentent le trafic vers les résumés textuels des articles et permettent aux auteurs d&rsquo;obtenir de meilleurs scores Altmetric — un indicateur de visibilité en ligne et d&rsquo;impact sur les réseaux sociaux.</p>
<p>Au-delà du monde académique, le graphical abstract présente une valeur pratique réelle pour les équipes R&amp;D et les projets d&rsquo;innovation. Il facilite le partage de connaissances en interne entre les services, la communication avec des parties prenantes non spécialistes et la valorisation de demandes de brevets ou de dossiers de financement.</p>
<p>En résumé, le graphical abstract est un excellent moyen d&rsquo;élargir la portée et l&rsquo;accessibilité de vos recherches.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Envie de maitriser l&rsquo;art du résumé graphique ?</strong><br />
<a class="hwc-Button" href="https://agentmajeur.fr/formations/graphical-abstract/">Découvrez notre formation « Concevoir un graphical abstract »</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>3 règles pour concevoir un graphical abstract efficace</h2>
<p>Créer un graphical abstract réussi va bien au-delà d&rsquo;un simple sens esthétique : cela exige une réflexion stratégique sur la hiérarchie de l&rsquo;information et les besoins du public cible. Voici les principes fondamentaux.</p>
<h3>Sélectionnez votre message et ne conservez que l&rsquo;essentiel</h3>
<p>Comme l&rsquo;écrivait Antoine de Saint-Exupéry : « Il semble que la perfection soit atteinte, non pas lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y a plus rien à ajouter, mais lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y a plus rien à retrancher. » Cette maxime s&rsquo;applique tout particulièrement aux graphical abstracts ! Il est absolument indispensable d&rsquo;<strong>éviter de surcharger votre illustration</strong>, que ce soit en texte ou en images. La première étape consiste donc à <strong>sélectionner rigoureusement les informations</strong> qui figureront dans votre résumé graphique. Posez-vous cette question : « Quel message mes lecteurs doivent-ils retenir ? » Le public ciblé doit en effet pouvoir obtenir rapidement une vue d&rsquo;ensemble des objectifs et des résultats principaux de vos travaux. Résistez à la tentation de tout inclure : la surcharge nuit à la lisibilité et trahit l&rsquo;objectif même de l&rsquo;exercice.</p>
<p>Si nous traitons les images plus rapidement, notre compréhension s&rsquo;améliore lorsque le texte vient renforcer l&rsquo;information visuelle. N&rsquo;hésitez pas à mettre en évidence les chiffres clés ou les mots-clés de votre étude. Veillez toutefois à trouver <strong>le bon équilibre entre information écrite et éléments visuels</strong> pour créer un graphical abstract attractif et autonome.</p>
<p>Un graphical abstract comprend généralement un <a href="https://agentmajeur.fr/titres-communication-scientifique/"><strong>titre clair</strong></a>, les <strong>objectifs de l&rsquo;étude</strong>, une synthèse des <strong>résultats principaux</strong>, les noms des auteurs et le logo de l&rsquo;institution. Pensez à intégrer la référence bibliographique complète de l&rsquo;article scientifique une fois celui-ci publié : titre, revue, date et DOI (<em>Digital Object Identifier</em>). Il n&rsquo;est pas forcément utile — ni même possible — d&rsquo;inclure une section sur la méthodologie, sauf si cela est vraiment pertinent dans le contexte de vos travaux.</p>
<h3>Soignez le design</h3>
<p>Maîtriser <a href="https://agentmajeur.fr/mise-en-page-documents/">les règles du graphisme</a> et de la composition est essentiel pour créer des illustrations réussies. Or, la hiérarchie visuelle et le contraste sont souvent sous-exploités dans les figures scientifiques. Voici quelques principes de base à appliquer.</p>
<p>Une fois votre message défini, <strong>structurez l&rsquo;information</strong> contenue dans l&rsquo;illustration. Demandez-vous : « Quels sont les éléments les plus importants ? Dans quel ordre le lecteur doit-il recevoir l&rsquo;information ? » Vous pourrez alors <strong>mettre en exergue les éléments clés</strong> — ceux qui doivent ressortir ou être vus en premier. Il n&rsquo;existe pas de règles strictes en matière de mise en page, mais votre graphical abstract doit respecter le sens de lecture naturel : de haut en bas et de gauche à droite. L&rsquo;espace blanc (ou espace négatif) joue également un rôle fondamental pour aérer le contenu. Ne sous-estimez pas ces zones vides : elles améliorent la lisibilité et aident vos lecteurs à s&rsquo;approprier le contenu.</p>
<figure id="attachment_758" aria-describedby="caption-attachment-758" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-758" src="https://agentmajeur.fr/wp-content/uploads/2024/05/structure-discours-graphical-abstract.jpg" alt="Grille pour structurer un graphical abstract" width="800" height="418" /><figcaption id="caption-attachment-758" class="wp-caption-text">Exemple de grille pour structurer un graphical abstract</figcaption></figure>
<p>Portez une attention particulière à la taille et aux couleurs des éléments. Vous pouvez faire varier la taille des textes ou des images, afin que<strong> chaque élément</strong> reste lisible, même en format réduit. Utilisez des couleurs contrastées, des polices lisibles et, bien entendu, des formes ou symboles (flèches, numéros, icônes) pour guider le regard de vos lecteurs. Évitez de vous reposer uniquement sur la couleur pour transmettre une information, car les personnes daltoniennes pourraient en manquer le message principal.</p>
<h3>Gardez toujours votre public cible en tête</h3>
<p>Avant de commencer à créer votre illustration, posez-vous la question essentielle : <strong>à qui vous adressez-vous ?</strong> Un graphical abstract destiné à des spécialistes peut inclure davantage de terminologie et de détails méthodologiques, tandis qu&rsquo;un résumé graphique à destination de décideurs ou de partenaires industriels doit se concentrer sur les implications pratiques et les applications concrètes. Pour un public interdisciplinaire — fréquent dans les écosystèmes d&rsquo;innovation, trouvez un équilibre en expliquant les concepts clés sans pour autant tomber dans la simplification excessive.</p>
<p>Les chargés de communication scientifique et les responsables R&amp;D peuvent envisager de créer plusieurs versions d&rsquo;un même graphical abstract, chacune adaptée à un groupe de parties prenantes spécifique. Cette <strong>approche ciblée</strong> garantit que votre message résonne auprès de chaque audience, qu&rsquo;elle découvre vos travaux dans une revue scientifique, sur LinkedIn ou dans un dossier de financement. Les graphical abstracts les plus efficaces ne sont pas seulement visuellement attractifs — ils parlent directement aux besoins et aux centres d&rsquo;intérêt de leurs lecteurs.</p>
<h2>De l&rsquo;article de recherche à l&rsquo;histoire visuelle : une approche pas à pas</h2>
<p>Créer un graphical abstract pour un article de recherche n&rsquo;a rien d&rsquo;insurmontable. Voici une démarche pratique en plusieurs étapes.</p>
<ol>
<li><strong>Définissez <a href="https://agentmajeur.fr/formations/conference-communication-message/">votre message principal</a></strong> : avant d&rsquo;ouvrir un logiciel de design, répondez à cette question : « Si mon audience ne devait retenir qu’une chose, ce serait laquelle ? » C&rsquo;est cette réponse qui guidera l&rsquo;ensemble de votre processus de création.</li>
<li><strong>Vérifiez les exigences de format</strong> : si vous soumettez votre graphical abstract à une revue scientifique, consultez impérativement ses directives (contenu, types de figures, format, taille, symboles, etc.). Voici, par exemple, les <a href="https://www.elsevier.com/researcher/author/tools-and-resources/graphical-abstract" target="_blank" rel="noopener">directives de l’éditeur Elsevier</a>. Si vous souhaitez le <a href="https://agentmajeur.fr/scientifiques-reseaux-sociaux/">publier sur les réseaux sociaux</a>, choisissez un format compatible — par exemple, 1 200 × 627 pixels pour LinkedIn.</li>
<li><strong>Listez tous les éléments essentiels</strong> : titre, images, schémas, icônes, textes concis, données clés…</li>
<li><strong>Esquissez avant de vous lancer dans le design</strong> : testez différentes organisations de l&rsquo;information sans vous perdre dans les détails graphiques dès le départ.</li>
<li><strong> Recueillez des retours tôt dans le processus : </strong>avant de finaliser, partagez vos ébauches avec des collègues — idéalement issus de votre public cible. Un regard extérieur permet souvent de repérer des éléments peu clairs que vous n&rsquo;auriez pas remarqués.</li>
<li><strong>Utilisez des outils de design</strong> tels que Canva, Microsoft PowerPoint ou BioRender (qui propose des icônes et des modèles dédiés aux sciences du vivant) pour <a href="https://agentmajeur.fr/illustration-scientifique/">créer une illustration</a> soignée.</li>
</ol>
<p>Créer son premier graphical abstract demande un investissement initial, mais les bénéfices vont bien au-delà d&rsquo;une seule publication. Les compétences développées — synthétiser une information complexe, penser visuellement, s&rsquo;adapter à son audience — sont transférables à de nombreux autres contextes de communication.</p>
<p>Par ailleurs, ce type de représentation visuelle ne se limite pas à la soumission dans une revue. Nous vous encourageons à l&rsquo;utiliser dans différents contextes :</p>
<ul>
<li>lors de <a href="https://agentmajeur.fr/preparer-presentation/">présentations en congrès</a>, pour délivrer un message clé ;</li>
<li>sur les sites web des équipes de recherche ;</li>
<li>dans les <a href="https://agentmajeur.fr/formations/dossier-de-financement/">dossiers de demande de financement</a> ;</li>
<li>pour les rapports d&rsquo;avancement internes ;</li>
<li>dans une thèse, pour illustrer un chapitre ;</li>
<li>pour valoriser un poster scientifique ;</li>
<li>sur les réseaux sociaux, pour diffuser ou vulgariser vos travaux.</li>
</ul>
<p>À une époque où l&rsquo;attention est rare et l&rsquo;information abondante, votre graphical abstract peut vous permettre d’attirer de nouveaux lecteurs. C&rsquo;est une opportunité qui mérite d&rsquo;être saisie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Bénéficiez d&rsquo;une formation de qualité avec nous</strong><br />
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Poster scientifique : la bonne formule</title>
		<link>https://agentmajeur.fr/poster-scientifique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 12 Jan 2026 16:00:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
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					<description><![CDATA[Qu’est-ce qu’un poster efficace ? Et comment aborder les sessions de poster virtuelles ?]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Un poster scientifique n’est ni un article, ni un dossier de présentation. C’est le <strong>résumé illustré de vos recherches</strong>. Il s’agit d’être à la fois <strong>concis et imaginatif</strong>. Le temps d&rsquo;attention accordé à un poster lors d&rsquo;une session est bref : un lecteur décide en quelques secondes s&rsquo;il s&rsquo;arrête ou continue son chemin. C&rsquo;est pourquoi le contenu doit être immédiatement lisible et le message principal perceptible en moins d&rsquo;une minute. De plus, un poster doit donner <strong>envie de poser des questions </strong>et d’entamer un dialogue avec l’auteur de l’étude. Le poster scientifique est donc un exercice de communication à part entière, soumis à des codes spécifiques : concision du texte, efficacité visuelle et capacité à engager la conversation.</p>
<h2>Choisir un modèle de poster scientifique attractif</h2>
<p>En premier lieu, un poster scientifique doit <strong>attirer le regard</strong>. À la différence d’une présentation orale, durant laquelle l’auditoire est relativement captif, la lecture d’une affiche ne s’impose pas. Durant les <a href="https://agentmajeur.fr/realisations/session-poster/">sessions de posters</a>, la concurrence est rude entre les auteurs du fait du nombre important d&rsquo;affiches installées les unes à côté des autres. Les lecteurs potentiels sont libres de s’arrêter devant votre création ou de passer leur chemin.</p>
<p>Un format idéal <strong>permet une lecture sans effort</strong> à une distance de 1,5 mètre pour une affiche imprimée, ou à 50 cm pour un PDF sur écran. La taille des polices d&rsquo;écriture et les dimensions de vos illustrations doivent être adaptées à ces exigences. Afin de ne pas encombrer visuellement l’affiche, limitez les textes et utilisez 2 ou 3 illustrations particulièrement parlantes.</p>
<p>Voici ci-dessous un <strong>modèle de poster</strong> <strong>scientifique</strong> efficace. Il se caractérise par trois éléments distinctifs :</p>
<ul>
<li>les rubriques attendues (Objectifs, Méthodes, Résultats, Conclusion) sont présentes et immédiatement repérables,</li>
<li>une grille en 3 colonnes indique clairement le sens de lecture,</li>
<li>la hiérarchie visuelle guide l&rsquo;œil du lecteur sans effort.</li>
</ul>
<figure id="attachment_763" aria-describedby="caption-attachment-763" style="width: 800px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-763" src="https://agentmajeur.fr/wp-content/uploads/2023/10/poster-scientifique-modele.jpg" alt="Modèle de poster scientifique" width="800" height="569" /><figcaption id="caption-attachment-763" class="wp-caption-text">Modèle de poster scientifique</figcaption></figure>
<p>Pour sortir du lot, un poster scientifique doit <strong>susciter la curiosité et capter l’attention</strong>. La mise en page, la taille du texte, les couleurs et <a href="https://agentmajeur.fr/illustration-scientifique/">les illustrations</a> forment un ensemble qui contribue à cette attractivité. Pour y parvenir, optez pour une <a href="https://agentmajeur.fr/identite-visuelle/">charte graphique</a> simple et des couleurs contrastées, comme illustré ci-dessous. Dans cet exemple de poster scientifique destiné à des décideurs politiques, la mise en page est colorée, la structure est claire et un grand visuel illustre la thématique de recherche.</p>
<figure id="attachment_5196" aria-describedby="caption-attachment-5196" style="width: 664px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-5196" src="https://agentmajeur.fr/wp-content/uploads/2023/10/poster-scientifique-recherche-upec.jpg" alt="Exemple de poster scientifique pour valoriser un projet de recherche" width="664" height="800" /><figcaption id="caption-attachment-5196" class="wp-caption-text">Exemple de poster scientifique pour valoriser un projet de recherche</figcaption></figure>
<p>En résumé, pour maximiser l&rsquo;attractivité visuelle d&rsquo;un poster scientifique, respectez ces quatre principes graphiques :</p>
<ul>
<li>Charte graphique épurée avec 2 ou 3 couleurs contrastées.</li>
<li>Maximum 2 ou 3 illustrations sélectionnées pour leur valeur explicative.</li>
<li>Grille de mise en page en 2 ou 3 colonnes pour guider la lecture.</li>
<li>Taille de police adaptée à une lecture sans effort à 1,5 m (version imprimée) ou 50 cm (PDF sur écran).</li>
</ul>
<h2>Définir un titre de poster percutant</h2>
<p>Si la forme est importante, le fond l’est tout autant. Ainsi, le titre en tête d’une affiche scientifique doit être suffisamment clair. Il doit également être accrocheur et évocateur. <strong>Le titre résume l’objectif, les moyens et les résultats du travail présenté</strong>, le tout sur une à deux lignes. Il est important qu’il soit spécifique, afin de différencier votre poster de tous les autres travaux rédigés sur cette thématique.</p>
<p>Imaginons le titre suivant : « Nouvelles applications pour l’électrochimie moléculaire ». Il donne une idée du sujet et du domaine. Mais il manque de précision. <strong>Un meilleur titre</strong> pourrait être : « L’électrochimie moléculaire pour sonder les secrets de la réactivité redox » (Robert et Costentin, 2009). En effet, il est plus explicite sur le contenu du poster (lire d’autres astuces <a href="/titres-communication-scientifique/">pour rédiger un titre</a>) et comporte un verbe qui indique la finalité des recherches menées.</p>
<h2>Structurer le contenu et être concis</h2>
<p>Sous le titre, plusieurs sections permettent de préciser les objectifs de la recherche, la méthodologie utilisée et les résultats obtenus, puis la conclusion. Les « Méthodes » et « Résultats » étant les parties les plus importantes, elles doivent représenter les 2/3 du poster. Pour rédiger ces sections, soyez concis. Un poster scientifique comporte généralement <strong>entre 250 et 450 mots</strong> — une fourchette recommandée pour équilibrer la densité d&rsquo;information et la lisibilité. En deçà, le contenu risque d&rsquo;être trop superficiel ; au-delà, le poster devient illisible et perd son efficacité communicationnelle.</p>
<p>Les <strong>références bibliographiques ne sont pas indispensables</strong> dans un poster scientifique. Cependant, un auteur ayant lui-même rédigé des articles sur le sujet présenté pourra avoir intérêt à les mentionner. Ils valideront la qualité scientifique de son travail.</p>
<h2>Alléger votre style d’écriture</h2>
<p>Les <strong>phrases simples</strong> « sujet – verbe – complément » sont à privilégier, car elles facilitent la compréhension des textes. Chaque phrase doit être la plus courte possible et <strong>ne doit pas dépasser 15 mots</strong>. Elle sera rédigée dans <strong>un style direct en utilisant des mots précis</strong>, faciles à comprendre et sans prétention. Les éléments les plus importants doivent apparaître en début de phrase.</p>
<p><a href="/redaction-article-scientifique/">L’écriture scientifique et technique</a> est centrée sur l’efficacité. On est loin des standards de l’écriture littéraire ! L&rsquo;objectif d&rsquo;un poster scientifique est atteint lorsque le public cible, qu&rsquo;il soit spécialiste ou non, comprend le sujet traité et le message principal de la recherche.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Envie de vous former pour réaliser les meilleurs posters ?<br />
</strong><a class="hwc-Button" href="https://agentmajeur.fr/formations/poster-scientifique/">VOIR NOTRE FORMATION POSTER</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fois votre poster finalisé, voici un test de 8 questions pour <a href="/analyse-posters-scientifiques/">mesurer l’attractivité d’un poster scientifique</a>.</p>
<h2>Présenter votre poster en ligne</h2>
<p>La pandémie de Covid-19 et l’impossibilité de tenir de grands <a href="/evenement-scientifique/">évènements scientifiques en présentiel</a> ont obligé les organisateurs à repenser les présentations de posters. Depuis lors, les congrès et conférences se tiennent plus souvent en ligne, via des outils de visioconférence. Dans ce cas, <strong>une galerie numérique</strong> regroupe les différents posters scientifiques afin de les rendre accessibles au public.</p>
<figure id="attachment_682" aria-describedby="caption-attachment-682" style="width: 600px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-682 size-full" src="https://agentmajeur.fr/wp-content/uploads/2024/04/virtual-poster-session-0-600x367-1.png" alt="Session de posters scientifiques sur borne interactive" width="600" height="367" /><figcaption id="caption-attachment-682" class="wp-caption-text">Session de posters scientifiques sur borne interactive</figcaption></figure>
<p>Le contenu d’un poster scientifique pour ce type d’évènement reste inchangé. Seul change <strong>le gabarit du poster numérique qui est fourni en PDF</strong>. Généralement, les intervenants ont la possibilité de réaliser une vidéo explicative de leur poster pour accompagner leur fichier PDF. Si tel est le cas, saisissez cette opportunité ! D’une durée de 2 à 4 minutes, cette présentation est préenregistrée, à la manière d’un webinaire. Très proche du <a href="/pitch-conseil-orateur/">format d’un pitch</a>, elle aide votre public à comprendre votre travail.</p>
<h2>Utiliser des bornes interactives</h2>
<p>Les écrans tactiles ont fait leur apparition dans les symposiums et les conférences scientifiques. Ils sont utilisés pour présenter des parcours de chercheurs, des résultats ou des laboratoires. Les bornes interactives <strong>permettent d’enrichir les posters avec du contenu multimédia</strong> : sons, vidéos, animations graphiques, liens Internet.</p>
<p>Les bornes interactives apportent non seulement une touche de modernité, mais elles <strong>permettent aussi d’enrichir les échanges en partageant davantage de types de contenus</strong>. Ces bornes offrent en outre la possibilité de consulter les posters de plusieurs chercheurs. Ceux-ci peuvent se positionner à côté de l’écran pour présenter leurs travaux et engager la discussion avec les participants.</p>
<p>Lors de l’une de nos missions, nous avons conçu des <a href="https://agentmajeur.fr/realisations/ceremonie-remise-prix-scientifique/">posters interactifs pour une cérémonie</a> de remise de prix scientifiques. Dans la zone de cocktail de l’événement, plusieurs écrans tactiles étaient mis à disposition des invités. Avec les écrans, le public gagne en autonomie. Car ces dispositifs peuvent être consultés longuement pour y trouver une grande quantité d’informations et solliciter si besoin le chercheur.</p>
<h2>Le poster scientifique : un outil stratégique pour développer votre réseau professionnel</h2>
<p>Lors des sessions poster, vous aurez souvent la possibilité de participer à une session de questions-réponses, que ce soit en présentiel ou à distance. C’est une excellente occasion d’<strong>échanger des conseils et idées avec vos pairs</strong>. D’ailleurs, profitez de ces discussions pour étoffer votre carnet d’adresses et <a href="/conseils-profil-linkedin/">votre réseau LinkedIn</a> : donnez vos coordonnées et prenez celles de vos interlocuteurs.</p>
<p>Document à imprimer ou PDF, borne interactive ou film de présentation, le poster scientifique continue d’être plébiscité. Et même s’il se réinvente sous différents formats, son objectif reste le même : présenter vos travaux de recherche de façon synthétique et illustrée et développer votre réseau professionnel. C’est en quelque sorte <strong>l’ambassadeur de votre travail</strong>. Il vous représente et vous aide à rester informé sur l’actualité scientifique dans votre domaine.</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Besoin d&rsquo;être coaché pour réaliser votre poster ?<br />
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			</item>
		<item>
		<title>Intelligence artificielle et communication scientifique : une révolution en marche</title>
		<link>https://agentmajeur.fr/ia-communication-scientifique-revolution-defi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Mar 2025 14:33:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://agentmajeur.fr/?p=4463</guid>

					<description><![CDATA[Découvrez comment l'intelligence artificielle transforme la communication scientifique, ses usages actuels, ses limites et son potentiel d’évolution.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Utilisation actuelle de l&rsquo;IA dans la communication scientifique</h2>
<p>Bien que de nombreux spécialistes restent prudents quant à l&rsquo;utilisation de l&rsquo;IA en communication scientifique, plusieurs exemples réussis montrent déjà son potentiel. Ainsi, le communicant scientifique <a href="https://physicsworld.com/a/why-ai-is-a-force-for-good-in-science-communication/" target="_blank" rel="noopener">Duncan Yellowlees</a>, atteint de dyslexie, s&rsquo;appuie sur Otter.ai pour convertir ses paroles en texte avant d&rsquo;utiliser ChatGPT pour structurer ses idées en articles de blog. Il explique : « J&rsquo;ai du mal à écrire de longs textes, donc les outils d&rsquo;IA me facilitent cette tâche. Ce sont mes idées, mais sans que j&rsquo;aie à les écrire moi-même. »</p>
<p>Un autre exemple est celui du professeur <a href="https://theconversation.com/simple-science-summaries-written-by-ai-help-people-understand-research-and-trust-scientists-241105" target="_blank" rel="noopener">David Markowitz</a> de Michigan State University : son étude a montré que les résumés d&rsquo;articles scientifiques générés par IA étaient plus accessibles que ceux rédigés par les chercheurs eux-mêmes. Les participants à l&rsquo;expérience comprenaient mieux les textes les plus simples, ce qui augmentait leur confiance envers les scientifiques.</p>
<p>À l’heure actuelle, les chercheurs ayant adopté l’IA, l’utilisent pour accomplir différents types de tâches :</p>
<ul>
<li>rédiger des articles et des résumés (ChatGPT, Claude),</li>
<li>faire des synthèses de publications scientifiques (Perplexity, Semantic Scholar),</li>
<li>générer des images (Midjourney, le générateur d&rsquo;images ChatGPT),</li>
<li>traduire des articles (ChatGPT).</li>
</ul>
<p>Parmi les applications plus avancées, on peut citer la traduction de conférences vidéo en synchronisant le doublage (HeyGen). Cet outil puissant renforce la collaboration internationale entre chercheurs.</p>
<p style="text-align: center;"><a class="hwc-Button" href="https://agentmajeur.fr/formations/ia-generative-communication/">Découvrez notre formation IA générative et communication</a></p>
<h2>Limites et risques liés à l’utilisation de l’IA en science</h2>
<p>Malgré son potentiel, l’IA présente également des limites et des risques. Elle ne possède pas de compréhension humaine du contexte, mais prédit le mot suivant le plus probable. Ce fonctionnement peut entraîner des erreurs, notamment des « hallucinations », c’est-à-dire des réponses apparemment convaincantes mais erronées et non fondées sur des données réelles. Selon des études menées en 2024, le <a href="https://arxiv.org/html/2410.13210v1" target="_blank" rel="noopener">taux d’hallucinations</a> dans les résumés de ChatGPT-4o atteindrait près de 40 %, soit beaucoup mieux que ses concurrents, qui culminent aux alentours de 70%.</p>
<p>Les images générées par l’IA, grâce à des outils comme Midjourney, sont de plus en plus utilisées en communication scientifique. Cependant, leur manque de fiabilité reste un problème majeur. Elles peuvent contenir des éléments physiquement impossibles et induire en erreur tout en conservant une apparence crédible. Par exemple, une structure ADN générée peut sembler visuellement impressionnante mais comporter de graves erreurs structurelles, ou une cellule procaryote peut être représentée avec un noyau, alors qu’elle n’en possède pas en réalité. Autre exemple : les yeux d’un requin marteau, dans une image générée par MidJourney, peuvent être mal placés. En réalité, ils se situent aux extrémités de son céphalofoil, sa tête en forme de marteau et non au-dessus de sa gueule.</p>
<figure id="attachment_4478" aria-describedby="caption-attachment-4478" style="width: 651px" class="wp-caption aligncenter"><img class="wp-image-4478 size-full" src="https://agentmajeur.fr/wp-content/uploads/2025/03/requin-marteau-midjourney-min.jpg" alt="requin marteau généré par IA" width="651" height="474" /><figcaption id="caption-attachment-4478" class="wp-caption-text">Image de requin marteau générée par MidJourney.</figcaption></figure>
<p>Un autre enjeu concerne les droits d’auteur. Dans la plupart des pays, y compris la France pour l’instant, les œuvres créées par une IA générative sans intervention humaine significative ne sont pas protégées par le droit d’auteur et appartiennent au domaine public. Si cela n’a pas d’impact significatif sur les supports comme les diapositives et les affiches, l’absence de protection par le droit d’auteur peut devenir un problème majeur pour les revues scientifiques et les ouvrages, où cette protection est essentielle.</p>
<h2>L’IA peut-elle réellement améliorer la communication scientifique ?</h2>
<p>L’IA accélère considérablement l’édition des articles scientifiques et de vulgarisation. Des modèles comme ChatGPT ou Claude 3.7 Sonnet permettent d’améliorer la grammaire et le style, de générer des résumés et d’adapter les contenus à différents publics. Ils aident à repérer les incohérences et à rédiger des annotations. Cependant, l’IA ne saisit pas toujours le contexte, ce qui peut conduire à un <strong>excès de simplification</strong> et à une perte de profondeur dans le raisonnement scientifique. Une automatisation excessive risque également d’appauvrir l’originalité des textes et de réduire l’esprit critique des éditeurs.</p>
<p>Des outils comme Perplexity et Semantic Scholar accélèrent la recherche d’informations en analysant de vastes ensembles de données. Ils identifient des articles pertinents et produisent des résumés concis. Toutefois, leurs algorithmes peuvent négliger des nuances importantes ou fournir des données obsolètes ou inexactes. <a href="https://www.cjr.org/tow_center/we-compared-eight-ai-search-engines-theyre-all-bad-at-citing-news.php" target="_blank" rel="noopener">Une étude de mars 2025</a> rapporte que <strong>37% des citations de Perplexity sont erronées</strong>, alors qu’il s’agit d’un des meilleurs outils pour ce type de tâches. Une vérification des données générées est donc indispensable.</p>
<p>L’utilisation croissante de l’IA dans le domaine scientifique va entraîner une augmentation du volume de publications et de recherches. Or, quantité et qualité ne vont pas toujours de pair. La multiplication des articles pourrait favoriser la diffusion d’informations peu fiables, compliquer la détection des données biaisées et exiger une surveillance accrue des contenus entièrement générés par IA. À ce jour, des réglementations imposent de signaler l’utilisation de l’IA dans les recherches, mais leur application dépend de l’intégrité des auteurs. Pour relever ces défis, de nouveaux outils d’IA sont développés pour détecter les données erronées et analyser les contenus générés automatiquement.</p>
<h2>L&rsquo;IA et la communication scientifique dans un avenir proche</h2>
<p>Nous l’avons vu, l&rsquo;IA transforme la manière dont les connaissances scientifiques sont présentées. Dans les années à venir, elle devrait être de plus en plus utilisée pour développer des plateformes interactives facilitant l&rsquo;adaptation des contenus scientifiques à différents publics.</p>
<p>L’IA impacte également la science elle-même. Les experts prédisent qu&rsquo;à l&rsquo;horizon 2030, l&rsquo;IA deviendra un élément incontournable de la recherche scientifique et de sa diffusion. Selon les <a href="https://www.mckinsey.com/capabilities/tech-and-ai/our-insights/superagency-in-the-workplace-empowering-people-to-unlock-ais-full-potential-at-work" target="_blank" rel="noopener">prévisions de McKinsey</a>, tous métiers confondus, les salariés pensent que l’IA pourrait les aider à accomplir jusqu’à 30 % de leurs tâches d’ici un an. Les métiers scientifiques sont également impactés.</p>
<p>Dario Amodei, fondateur d&rsquo;Anthropic, considère la science, en particulier la biologie, comme un domaine clé pour l&rsquo;application de l&rsquo;IA. Il estime qu&rsquo;à l&rsquo;avenir, l&rsquo;IA ne se contentera pas d&rsquo;analyser les données, mais deviendra un « <a href="https://darioamodei.com/essay/machines-of-loving-grace" target="_blank" rel="noopener">biologiste virtuel</a> » capable d&rsquo;accomplir les tâches répétitives des chercheurs.</p>
<p>Plus de 40 chercheurs, dont des scientifiques de l&rsquo;EPFL en Suisse, travaillent à la conception d&rsquo;une <a href="https://actu.epfl.ch/news/ai-powered-virtual-cell-could-become-biology-s-uni/" target="_blank" rel="noopener">cellule virtuelle pilotée par IA</a>, un réseau neuronal avancé capable de modéliser le comportement des molécules, cellules et tissus dans divers états. Ce système pourrait simuler des fonctions biologiques, prédire les réactions de l&rsquo;organisme et même contribuer à la conception de nouveaux traitements.</p>
<p>Une autre variable à prendre en compte concerne la rapidité avec laquelle progressent les outils d’IA générative. Une évolution conséquente est justement en marche ! À la fin de l’année 2024, Meta a dévoilé les <a href="https://ai.meta.com/research/publications/large-concept-models-language-modeling-in-a-sentence-representation-space/" target="_blank" rel="noopener">LCM (Language-Concept Models)</a>, une nouvelle génération de modèles linguistiques fonctionnant au niveau des concepts plutôt qu’au niveau des mots individuels. Contrairement aux LLM, tels que ChatGPT, qui génèrent du texte en se basant sur la probabilité du mot suivant, les LCM manipulent des unités plus complexes – des phrases entières et des idées abstraites. Cela leur permet de mieux saisir le sens de l’information et de traiter plus efficacement les textes longs. Pour l’instant, ces modèles ne sont pas accessibles au grand public, mais leur adoption n’est qu’une question de temps. Ces technologies rendront la communication scientifique plus accessible, personnalisée et efficace.</p>
<h2>L’IA, allié de la communication scientifique et technique</h2>
<p>L’intelligence artificielle transforme déjà la communication scientifique. Elle automatise les tâches routinières, accélère la recherche d’informations et facilite la rédaction. Cependant, malgré ses avancées, elle doit être utilisée avec discernement pour garantir la fiabilité et la pertinence des contenus produits.</p>
<p>Les experts estiment que son intégration dans la communication scientifique ne fera que s’intensifier, mais que l’évaluation critique restera essentielle. Il est crucial de maintenir un équilibre entre l&rsquo;automatisation et l&rsquo;implication humaine, car l&rsquo;IA ne peut remplacer l’intuition, la créativité et la compréhension approfondie du contexte. Avec un contrôle rigoureux et une prise en compte de ses limites, l&rsquo;IA peut devenir une alliée incontournable, permettant aux communicants scientifiques d’économiser un temps précieux tout en garantissant un contenu de qualité.</p>
<p style="text-align: center;"><a class="hwc-Button" href="https://agentmajeur.fr/formations/ia-generative-redaction/">Découvrez notre formation « L&rsquo;IA générative au service de la rédaction »</a></p>
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		<item>
		<title>Chercheurs : 5 conseils pour réussir le grand oral</title>
		<link>https://agentmajeur.fr/reussir-oral-chercheur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 May 2024 13:30:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://agentmajeur.fr/?p=1789</guid>

					<description><![CDATA[Vous préparez une présentation pour financer vos recherches. Voici 5 conseils pour réussir votre oral.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le domaine de la recherche scientifique, le grand oral vise à démontrer à un jury, à la fois que votre projet est viable, et que vous êtes digne de confiance pour le mener à bien. Cette présentation constitue l’<strong>aboutissement d’un travail de plusieurs mois</strong> et même de plusieurs années. Car au-delà des particularités de votre projet, la qualité de votre parcours est également scrutée.</p>
<p>En termes de préparation, vous pouvez <a href="https://agentmajeur.fr/preparer-presentation/">utiliser la méthode SELL</a>, spécialement conçue pour les chercheurs. Elle vous permet de vous poser les bonnes questions dans le bon ordre : définir votre message, établir votre plan, créer vos supports… Si vous voulez affiner davantage votre présentation, prenez en compte les caractéristiques spécifiques du grand oral. Voici <strong>5 conseils pour marquer des points</strong> le jour J.</p>
<h2>1. Prendre soin de votre jury</h2>
<p>Mettez-vous quelques minutes à la place des membres de votre jury. Ils vont passer plusieurs journées à écouter des présentations qui se succéderont à un rythme soutenu. Ils seront <strong>peut-être déjà fatigués quand votre tour sera arrivé</strong>. Vraisemblablement, ils n’auront pas eu le temps de mémoriser les caractéristiques de chaque dossier en détail.</p>
<p>Aussi, durant votre présentation, <strong>simplifiez-leur la vie</strong>. Privilégiez un contenu clair et facile à comprendre. Souvent, vous n’aurez que 10 minutes et 10 diapos pour convaincre. Eviter de surcharger ces supports. Soyez vigilant à ne pas parler trop vite. Si certaines personnes dans votre jury ne sont pas spécialistes de votre domaine, <a href="https://agentmajeur.fr/formations/vulgarisation-scientifique/">vulgarisez vos propos</a>. Aidez-les à vous comprendre sans effort.</p>
<h2>2. Structurer le contenu de votre grand oral</h2>
<p>Parfois, le plan de votre intervention sera imposé. Dans d’autre cas, votre jury vous demandera de répondre à une liste de questions. Malgré tout, ne perdez pas de vue que votre grand oral devrait apporter des réponses aux questions suivantes :</p>
<p>1/ Pourquoi faut-il financer ce projet ? <strong>Apportez des éléments de contexte</strong> et décrivez la problématique.</p>
<p>2/ Qui va le mener à bien ? <strong>Dites quelques mots sur les équipes</strong>, leurs atouts et compétences.</p>
<p>3/ Comment allez-vous vous y prendre ? <strong>Évoquez le planning, les méthodes</strong> de travail et la façon dont vous allez utiliser les fonds.</p>
<p>4/ <strong>Quel impact</strong> aurez-vous ? Celui-ci peut être scientifique, social, économique…</p>
<h2>3. Respecter le temps imparti</h2>
<p>Si votre présentation dure 10 minutes en tout, chaque partie sera explicitée en 1 à 3 minutes en moyenne. Vous pouvez cependant <strong>passer davantage de temps sur les parties les plus importantes aux yeux du jury</strong>.</p>
<p>Allégez vos supports de présentation au maximum et simplifiez vos schémas et graphiques. Limitez votre contenu à des éléments que vous serez en mesure de présenter durant vos 10 minutes, sans vous précipiter. Si cela est autorisé, <strong>pensez à préparer quelques slides de back-up</strong> que vous pourrez utiliser au besoin durant la phase de questions-réponses. Ces supports peuvent servir à détailler l’utilisation des fonds ou le rétroplanning, autant d’éléments que vous n’aurez pas eu le temps d’expliquer préalablement !</p>
<h2>4. Inspirer confiance</h2>
<p>Les membres de votre jury évalueront votre prestation au regard de critères objectifs, mais pas uniquement ! Les financeurs ont besoin d’être rassurés sur votre <strong>capacité à mener votre projet à bien</strong> pour permettre au plus grand nombre de bénéficier de vos recherches. Vous devez donc leur inspirer confiance.</p>
<p>Si vous avez déjà obtenu des résultats encourageants ou publié des articles scientifiques, mentionnez-les. Vous pouvez aussi évoquer le risque qu’il y aurait à ne pas financer vos travaux. Au-delà de ces arguments, <a href="https://agentmajeur.fr/langage-non-verbal/">l’aspect non-verbal</a> est tout aussi important. Employez des mots et utilisez <strong>une gestuelle qui traduisent votre confiance en ce projet</strong>. Soyez bien ancré dans le sol et pensez à regarder le jury.</p>
<h2>5. Mettre toutes les chances de votre côté</h2>
<p>Vous connaissez sans doute cette expression : « On n’a rien sans rien ». <strong>Pour obtenir des financements, investissez</strong>. En 18 mois, notre équipe a préparé 5 équipes en amont de leur grand oral. En tout, <a href="https://agentmajeur.fr/realisations/preparer-le-grand-oral-pour-financer-ses-recherches/">ces chercheurs ont obtenu 250 M€ de fonds publics</a>. Alors n’hésitez pas à vous faire aider par un consultant pour définir votre stratégie, un coach pour bâtir votre discours et gagner en aisance, ainsi qu’un graphiste et un illustrateur pour <a href="https://agentmajeur.fr/formations/slide-powerpoint/">sortir du lot avec vos supports PowerPoint</a>.</p>
<p>Enfin, une fois que vous avez obtenu vos fonds, prenez le temps d’informer les financeurs et les membres du jury de l’avancée de vos travaux. Vous pourrez ainsi préparer le terrain pour une prochaine demande de bourse, car la carrière d’un chercheur se construit sur le temps long.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Envie d&rsquo;aller plus loin ?</strong><br />
<a class="hwc-Button" href="https://agentmajeur.fr/formations/reussir-grand-oral-financement/">Découvrez notre formation « Réussir le grand oral »</a></p>
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		<title>Rédaction scientifique : la méthode SWORD</title>
		<link>https://agentmajeur.fr/redaction-scientifique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Dec 2023 08:12:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://agentmajeur.fr/?p=671</guid>

					<description><![CDATA[Une méthode de rédaction en 3 étapes pour produire des écrits convaincants.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2><img class="aligncenter wp-image-672" src="https://agentmajeur.fr/wp-content/uploads/2024/04/sword-150.jpg" alt="Rédaction scientifique : la méthode SWORD" width="800" height="534" /></h2>
<h2>Les spécificités de la rédaction scientifique</h2>
<p>L’écriture scientifique n’est pas l’écriture littéraire. Elle vise l’efficacité, plutôt que le style. De plus, la rédaction scientifique comporte des défis particuliers. Quand vous écrivez, vous devez être sensible à ce que votre public est en mesure de comprendre. Mais également savoir pourquoi vos lecteurs vous lisent et <strong>en quoi </strong><strong>votre travail est important pour eux</strong>. Le plus souvent, vous <strong>écrivez</strong> <strong>sur des sujets très spécifiques</strong>. Si vos lecteurs sont des scientifiques spécialistes du domaine, ils ont une formation qui leur permet de comprendre le sujet et connaissent le vocabulaire.</p>
<p>Si, au contraire, vous vous adressez <strong>au grand public</strong> ou à des scientifiques d’autres disciplines, il sera nécessaire de vous adapter. Car ces lecteurs-là n’ont pas ce niveau de connaissance. Par exemple, lorsqu’un scientifique écrit à propos du refroidissement d’une aube de turbine, nombre de personnes ne comprennent pas de quoi il s’agit, en quoi c’est important, ni quels sont les enjeux.</p>
<h2>À quoi sert la méthode de rédaction scientifique SWORD ?</h2>
<p>La méthode de rédaction SWORD est un guide qui vous aidera à <strong>produire des documents scientifiques convaincants</strong> et adaptés à votre public. Les principes de cette méthode s’appliquent à tout type de document : <a href="/redaction-article-scientifique/">article de recherche</a>, mémoire de thèse, <a href="/realisations/rapport-etude-anglais/">rapport d’étude</a>, <a href="https://agentmajeur.fr/le-cv-narratif/">CV narratif</a> ou même article de blog.</p>
<p>Pour rédiger un contenu percutant, il est important de vous poser les bonnes questions dans le bon ordre. Par exemple, si vous entamez la rédaction sans avoir établi votre plan au préalable, il est fort probable que vous ressentiez l’angoisse de la page blanche ou que vous procrastiniez. De plus, si vous n’avez pas structuré vos idées, vous produirez un contenu confus.</p>
<p>Comme pour une recette de cuisine, suivez la méthodologie SWORD étape par étape. Informer et convaincre vos lecteurs, quel que soit leur niveau, deviendra un jeu d’enfant.</p>
<h2>Quelles sont les étapes de la méthode de rédaction SWORD ?</h2>
<p>En anglais, « SWORD » est l’acronyme des trois étapes que nous vous conseillons de suivre pour vos communications écrites : Structure, WORding and Design.</p>
<h3>1/ S comme Structure</h3>
<p>La première étape consiste à concevoir la « Structure » de votre communication. Commencez par <strong>définir le contexte de vos recherches</strong>. Ensuite, <strong>clarifiez votre message principal</strong>. En quelques mots, votre message résume ce que vos lecteurs doivent retenir après avoir consulté votre document.</p>
<p>Enfin, <strong>créez un plan logique</strong> pour organiser vos idées et arguments. Pour certains supports, vous disposez d’une grande liberté. Pour d’autres, comme les articles scientifiques ou les rapports d’étude, le plan à suivre par convention est le suivant : titre, résumé, introduction, matériels et méthodes, résultats, discussion, conclusion et références bibliographiques.</p>
<p>Pour bâtir votre plan, nous vous conseillons d’<strong>utiliser la carte mentale</strong>. Elle permet de le représenter de façon visuelle. Plutôt que de commencer par le haut de la page et la remplir jusqu’en bas avec des phrases ou des énumérations, placez le message principal au centre. Les différentes idées se ramifient ensuite autour ce thème central.</p>
<h3>2/ WOR comme langage (Wording)</h3>
<p>La deuxième étape, le « Langage », se concentre sur les mots que vous utilisez. Optez pour<strong> des phrases simples</strong>. Une phrase simple comporte un sujet, un verbe et un complément, si possible dans cet ordre. De plus, une phrase simple contient un nombre limité de mots. Idéalement, elle ne doit pas dépasser 20 à 25 mots en moyenne sur l’ensemble de votre texte. Dans la mesure du possible, écrivez au présent.</p>
<p>Privilégiez <strong>un style direct</strong> : la voix active plutôt que la voix passive, des formes positives plutôt que négatives. Aussi, limitez l’emploi des propositions subordonnées. Par exemple, « La démonstration qui suit » sera remplacé par « La démonstration suivante ». Enfin, pensez à <a href="https://agentmajeur.fr/formations/elearning-vulgarisation-scientifique/">vulgariser vos propos</a>. Adaptez votre contenu à votre public et à sa connaissance de votre sujet. Avec des néophytes, évitez ou définissez les mots de jargon que vous utilisez.</p>
<h3>3/ D comme mise en forme (Design)</h3>
<p>La troisième étape, la « Mise en forme », concerne l’aspect visuel de votre communication. Il est important d’<strong>illustrer vos propos</strong> par des photos, des vidéos, mais aussi <a href="/illustration-scientifique/">des schémas ou des graphiques</a>. Une mise en page soignée et esthétique rendra votre contenu plus attrayant et facilitera la lecture. Gardez bien en tête que l’espace vide est précieux. Il permet au lecteur de se reposer et de réfléchir sur ce qu’il vient de lire. Il l’oriente dans le document, l’aide à se repérer et à choisir les éléments qui l’intéressent.</p>
<p>Enfin, ne négligez pas la relecture, pour <strong>éliminer les erreurs de grammaire et d’orthographe</strong>, avant de diffuser plus largement votre document. Plusieurs relectures sont généralement nécessaires pour produire un contenu de qualité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Vous voulez appliquer cette méthode à la rédaction d&rsquo;une thèse ?</strong><br />
<a class="hwc-Button" href="https://agentmajeur.fr/formations/redaction-memoire-these/">Découvrez notre formation « Rédiger son mémoire de thèse »</a></p>
<h2></h2>
<h2>Comment mettre en œuvre cette méthode de rédaction ?</h2>
<p>Pensez à entamer votre travail de rédaction quelques semaines ou, au moins, quelques jours à l’avance, même pour un court article de vulgarisation. Vous pourrez ainsi laisser <strong>décanter vos idées et relire avec attention</strong>. Évitez d’envoyer à vos collègues un texte que vous venez à peine de terminer. Laissez-vous au moins une nuit afin de le corriger à tête reposée le lendemain. « Chi va piano, va sano e va lontano » : prenez le temps nécessaire pour aller loin !</p>
<p>Pour finir, si vous souhaitez découvrir une méthode similaire appliquée à la communication orale, allez jeter un œil à <a href="https://agentmajeur.fr/preparer-presentation/">la méthode SELL pour préparer vos présentations orales</a>. Nous enseignons cette méthode lors de nos formations à la prise de parole en public. Elle fait l’objet d’un livre en anglais, « <a href="https://link.springer.com/book/10.1007/978-3-030-34181-7?utm_medium=affiliate&amp;utm_source=commission_junction_authors&amp;utm_campaign=3_nsn6445_product_PID9239733&amp;utm_content=it_09252018#otherversion=9783030341800" target="_blank" rel="noopener">SELL Your Research – Public Speaking for Scientists</a> » édité chez Springer.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Comment rédiger un CV narratif</title>
		<link>https://agentmajeur.fr/le-cv-narratif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Magali]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jun 2023 08:19:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://agentmajeur.fr/?p=750</guid>

					<description><![CDATA[Tour d’horizon du CV narratif et conseils de rédaction pour des demandes de subvention efficaces.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>Le CV narratif en bref</h2>
<p>Un CV narratif (ou <em>narrative CV</em> en anglais) est un <strong>compte rendu écrit</strong> dans lequel les chercheurs peuvent mettre en avant leurs<strong> expériences, compétences et réussites professionnelles</strong>. Ce <strong>format narratif</strong> donne une meilleure idée de l’éventail de contributions d’une personne en les racontant dans leur contexte. Aujourd’hui, de grands organismes de recherche européens introduisent les CV narratifs dans leurs candidatures pour diminuer les préjugés lors du processus de sélection, trouver des profils plus diversifiés et favoriser l’innovation.</p>
<h2>Une histoire qui débute en 2012</h2>
<p>En décembre 2012, des éditeurs de revues scientifiques se réunirent à l’assemblée annuelle de l’American Society for Cell Biology. A l’ordre du jour : réduire l’utilisation d’indicateurs bibliométriques (facteurs d’impact des revues, nombre de publications…) dans les demandes de financement et les candidatures, et trouver de meilleures façons d’évaluer la recherche. Ainsi vit le jour une liste de recommandations baptisée la <em>San Francisco Declaration on Research Assessment</em> (<strong>DORA</strong>). Ce texte <strong>bouleversa les méthodes d’évaluation des résultats de recherche</strong> par les organismes de financement et les institutions académiques. A ce jour, 2853 organisations à travers 160 pays ont signé la <a href="https://sfdora.org/signers/" target="_blank" rel="noopener">DORA</a>. Et dix ans après, <strong>un nouveau format de CV vise à améliorer les pratiques d’évaluation</strong>.</p>
<p>A cet égard, le <strong>UK Research and Innovation</strong> (<em><strong>UKRI</strong></em>) a établi un précédent. En 2021, le principal organisme de financement public au Royaume-Uni a mis en place son <strong><em>Résumé for Research and Innovation</em></strong>. Ce modèle est désormais largement adopté par des partenaires tant nationaux qu’internationaux bien déterminés à « explorer une approche commune en faveur des CV narratifs » dans leurs candidatures.</p>
<h2>Un élan d’initiatives pour une nouvelle forme d’évaluation</h2>
<p><em>“ Notre mission est de nous assurer que les meilleures études scientifiques soient financées, et la façon dont ces décisions sont prises est cruciale » </em>affirme Sean Sapcariu, Directeur de programme au Fonds National de la Recherche du Luxembourg (FNR). Logiquement,<strong> le</strong><strong> FNR est un ardent défenseur</strong> <strong>de l’utilisation de CV narratifs</strong>. En 2021, cet organisme a lui aussi introduit ce format dans tous ses programmes de financements. Bien <strong>d’autres organisations à travers l’Europe</strong> sont actuellement en train d’essayer les modèles de CV narratifs (NWO – Netherlands organization for scientific research, DFG – German research foundation, ERC – European research council, FNSNF – Swiss National Science Foundation) et d’autres suivront certainement.</p>
<p><strong>En France</strong>, l’utilisation du CV narratif n’est pour l’instant pas revendiquée officiellement par des organismes de recherche. Toutefois, le <strong>Centre National de la Recherche Scientifique</strong> (<strong>CNRS</strong>) a déjà introduit des <strong>sections focalisées sur des </strong><strong>explications narratives dans ses dossiers de candidatures</strong>. Et en tant que signataire de la DORA en 2018, le CNRS pourrait à l’avenir tester ouvertement ce nouveau format et servir de modèle à d’autres instituts de recherche français.</p>
<p><a href="https://agentmajeur.fr/le-cv-narratif/#_ftnref1" name="_ftn1"></a></p>
<p><a href="https://agentmajeur.fr/le-cv-narratif/#_ftnref1" name="_ftn1"></a></p>
<h2>Une opportunité pour se montrer sous un nouveau jour</h2>
<p>« <em>Quand nous parlons aux chercheurs et que nous les interrogeons sur leurs contributions récentes, ils ne devraient pas mettre en avant leurs deux articles publiés dans Nature. Ils devraient plutôt décrire les chouettes projets scientifiques qu’ils ont menés et montrer leurs contributions plus globales pour la communité scientifique et le grand public</em> » déclare Marc Schiltz, le secrétaire général du FNR. Le <strong>mérite d’un chercheur</strong> ne peut pas être uniquement jugé au travers d’une liste à puces et d’un dossier de publications. Les CV narratifs <strong>privilégient des critères qualitatifs </strong>et <strong>limitent l’utilisation d’indicateurs bibliométriques quantitatifs</strong>.</p>
<p>Alors sur quoi se focalisent les CV narratifs ? Tout simplement, la <strong>valeur des contributions et des activités scientifiques à la fois pour le monde de la recherche et la société</strong>. Les CV narratifs permettent aux candidats d’être évalués plus équitablement en offrant une vision plus holistique de la profession de chercheur. « <em>Je suis ravie de voir que ce nouveau système d’évaluation prend en considération un plus large éventail de compétences. Par exemple, c’était plutôt difficile pour les chercheurs de mettre en valeur leurs activités d’engagement du public jusqu’à présent</em> » affirme Alexia Youknovsky, notre CEO, dans son <a href="https://www.timeshighereducation.com/career/research-intelligence-how-write-compelling-narrative-cv" target="_blank" rel="noopener">interview pour Times Higher Education</a>.</p>
<h2>Une reconnaissance plus large de différents profils scientifiques</h2>
<p>Selon une enquête de satisfaction de Alzheimer’s research UK, 87% des personnes interrogées pensent que les CV narratifs leur donnent l’occasion de présenter une gamme étendue de compétences et d’expériences. En effet, <strong>les CV narratifs font ressortir et valorisent beaucoup d’aspects de la recherche </strong>qui peuvent passer inaperçus : enseignement et encadrement, gestion de projet, <em>peer review</em>, contributions à la science ouverte, collaborations internationales ou interdisciplinaires, activités de dissémination, partenariats industriels, organisation d’événements scientifiques, etc.</p>
<p>De plus, contrairement aux formats de candidature conventionnels, les CV narratifs <strong>favorisent la diversité et promeuvent l’égalité des genres</strong> dans la recherche et les processus de financement. Ils offrent <strong>un cadre plus flexible et plus humain</strong> dans lequel <strong>différents parcours professionnels ou trajectoires de vie</strong> ont leur place. Les déclarations personnelles (<em>personal statements</em>) permettent d’expliquer des changements ou des interruptions de carrière pour des raisons multiples et légitimes (poste dans l’industrie, volontariat, congé parental ou arrêt maladie, par exemple).</p>
<h2>Un format structuré et descriptif pour montrer votre valeur unique</h2>
<p>La plupart des CV narratifs anglophones suivent la structure R4R développé par UKRI ou une variante de ce modèle. Il est demandé aux candidats de <strong>résumer leurs contributions dans 4 sections/modules</strong> :</p>
<ul>
<li>Génération de nouvelles connaissances, idées, outils, méthodologies</li>
<li>Encadrement d’autres personnes, développement d’équipes de recherche</li>
<li>Implication dans le monde de la recherche et de l’innovation au sens large</li>
<li>Impact des recherches au-delà de la communauté scientifique, pour la société</li>
</ul>
<p>Les chercheurs ont jusqu’à 500 mots dans chaque catégorie, parfois moins.</p>
<p>De plus, dans leur déclaration personnelle, les candidats peuvent <strong>mettre en évidence leurs champs d’intérêt, leurs motivations, et leurs objectifs à court et à long terme</strong>. « <em>Contrairement aux CV traditionnels, ce module permet aux chercheurs de montrer ‘qui ils sont’ en plus de ‘ce qu’ils ont fait’</em> » explique Alexia Youknovsky. Les scientifiques peuvent dès lors dévoiler leur personnalité en expliquant pourquoi ils ont choisi de faire carrière dans la recherche et ce qui les anime.</p>
<p>Bien que les CV narratifs n’aient pas encore été instaurés en France, vous pourriez à l’avenir avoir besoin d’en rédiger un en anglais<strong> pour obtenir des financements Européens</strong>. Cet exercice est une excellente occasion de <strong>montrer votre marque personnelle</strong>, en d’autres mots votre histoire unique, l’étendu de vos compétences et vos aspirations. Certes, cela peut s’avérer être une tâche délicate, mais voici nos conseils !</p>
<h2>Un CV narratif taillé sur mesure</h2>
<p>Tout d’abord, nous vous suggérons d’<strong>adapter le contenu du CV narratif à vos besoins. </strong>Chaque candidature sera différente, en fonction des attentes des organismes de financement ou du stade de votre carrière. <strong>Définir votre message</strong> <strong>principal</strong> sera essentiel pour relier vos différentes contributions. Ce fil conducteur permettra à vos lecteurs de mieux comprendre votre profil et de s’en souvenir.</p>
<p>Vous n’avez pas besoin d’exceller dans les quatre domaines, <strong>mettez en avant vos points forts</strong>, les évaluateurs examinant l’ensemble du dossier. Par ailleurs, il ne s’agit pas non plus de ‘bourrer’ le dossier d’informations. Pour chaque module, <strong>choisissez un ou deux exemples marquants</strong> pour démontrer vos plus grandes réussites ou vos principaux résultats. De même, les exemples listés dans les templates sont non-exhaustifs. Vous pouvez inclure d’autres expériences pertinentes dans votre candidature. Cependant, assurez-vous de <strong>fournir assez d’informations ou preuves pour soutenir vos déclarations</strong>.</p>
<h2>Une nouvelle façon de vous raconter</h2>
<p>Il peut être difficile d’identifier et souligner des compétences invisibles ou des activités quotidiennes. Pourtant elles ont leur importance. De plus, les chercheurs étant habitués à un style impersonnel de rédaction, peuvent trouver gênant de se promouvoir. Pour surmonter ces difficultés et <strong>clarifier vos idées</strong>, vous pouvez vous <strong>entretenir avec un ami ou un collègue</strong>. Alexia Youknovsky recommande de « <em>discuter spontanément du contenu de chaque section et puis transcrire les réflexions par écrit. De cette façon, <strong>vos déclarations auront l’air plus sincères et plus dynamiques</strong></em> ! ».</p>
<p>Le <a href="https://agentmajeur.fr/storytelling/">storytelling</a>, qui s’appuie sur des <strong>techniques de</strong> <strong>narration</strong>, est une bonne façon de se démarquer, d’attirer l’attention des lecteurs et de s’inscrire dans leur mémoire. Les histoires nous relient aux gens, façonnent leur vision et permettent de gagner leur confiance. Comme dans les histoires, les exemples dans votre CV narratif peuvent décrire les éléments suivants : <strong>le cadre</strong> (contexte), <strong>les personnages</strong> (les personnes impliquées), <strong>le conflit</strong> (les défis), et <strong>la résolution</strong> (les solutions et résultats). De plus, « <em>utiliser du vocabulaire pour décrire les émotions peut aussi vous aider à <a href="https://agentmajeur.fr/vulgarisation-scientifique-techniques-6c/">créer une connexion</a> avec vos lecteurs</em> », explique Alexia Youknovsky.</p>
<h2>Un style fluide et plus léger</h2>
<p>Un CV narratif requiert<strong> un récit à la première personne. </strong>Mais pour éviter d’avoir l’air trop égocentrique, décrivez le rôle que vous jouez dans votre communauté scientifique et au-delà. Vous pouvez <strong>contrebalancer vos réussites personnelles en mentionnant votre équipe, collaborateurs et bénéficiaires</strong>, tout en clarifiant votre contribution.</p>
<p>Durant le processus d’écriture, <strong>vérifiez que le texte soit facile à lire et à comprendre</strong>. Privilégiez des réponses simples. Ne rédigez pas des phrases de plus de 15 mots en moyenne. Pour <strong>rythmer votre texte</strong>, alternez des phrases courtes et plus longues et utilisez la ponctuation à bon escient. Surtout, <strong>utilisez la voie active</strong> autant que possible, car c’est la façon la plus directe de présenter l’information. Enfin, n’omettez pas un dernier détail ! Les évaluateurs pourraient avoir envie de regarder <a href="/conseils-profil-linkedin/">votre profil LinkedIn</a>. Alors assurez-vous d’avoir une page à jour et conforme à votre CV narratif.</p>
<p><em>Bien que les CV narratifs nécessitent beaucoup d’efforts et de bonnes compétences rédactionnelles en anglais, les retours d’expérience sont très largement enthousiastes. Voici pourquoi ce format gagne du terrain. Les CV narratifs valorisent la diversité des idées, de compétences et de trajectoires professionnelles dans le milieu de la recherche. Qu’est-ce qui vous rend unique ? Ces candidatures sont une belle opportunité de <strong>mettre en lumière l’ensemble de vos contributions</strong>. Soyez fier de votre travail, montrez votre valeur et partagez votre passion. Et, pour partir sur de bonnes bases, pourquoi ne pas suivre notre <a href="/formations/cv-narratif/">formation « CV narratif : valoriser son profil »</a> ?</em></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rédiger un article scientifique : 7 conseils à suivre</title>
		<link>https://agentmajeur.fr/redaction-article-scientifique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexia]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Mar 2023 15:00:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
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					<description><![CDATA[Nos experts vous dévoilent 7 conseils pour vous aider dans la rédaction de vos articles scientifiques.]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Rédiger un article scientifique est un exercice que tout chercheur doit maitriser. L’expression « Publish or Perish » est là pour en attester. Publier vous donne accès à divers financements : bourses, subventions, prix… Pour votre carrière, la publication d’articles scientifiques constitue également une vitrine vis-à-vis de la communauté scientifique. Or, de nombreux chercheurs éprouvent des difficultés à coucher sur papier leurs travaux. C’est la raison pour laquelle nous avons regroupé <strong>7 conseils à suivre pour rédiger vos articles scientifiques</strong>.</p>
<h2>1/ Développer votre article autour d’un message clé</h2>
<p>Commençons par le commencement. Les meilleurs articles scientifiques sont construits autour du <strong>message à faire passer</strong> aux lecteurs. C’est le nerf de la guerre ! Si le comité de rédaction de la revue ne comprend pas le <strong>caractère novateur de vos résultats</strong>, car l’article est mal structuré ou mal écrit, alors votre article ne sera pas publié, même si votre travail est révolutionnaire. Il faut donc définir votre message principal et le garder à l’esprit pendant tout le travail de rédaction.</p>
<p>Votre <strong>contribution scientifique</strong> doit être claire comme l’eau de roche. C’est ce message qui vous servira de fil conducteur. Depuis votre titre jusqu’à votre conclusion, vous devez répondre à la question : « Pourquoi cette étude scientifique est-elle importante ? ».</p>
<p>Pour ce faire, il faudra veiller à <strong>contextualiser l’étude</strong> et expliquer ses enjeux dans le résumé, l’introduction et la discussion/conclusion. Poser des problématiques claires, <strong>décrire en détail vos méthodes et mettre l’accent sur vos principaux résultats</strong> permettra aux lecteurs de comprendre facilement votre travail et d’évaluer sa qualité. En somme, <strong>votre message doit communiquer la pertinence de votre étude, son originalité et sa fiabilité</strong>.</p>
<h2>2/ Structurer vos idées et organiser le plan de votre article</h2>
<p>En deuxième lieu : <strong>identifier le contenu qui figurera dans votre article scientifique</strong>. Afin d’augmenter ses chances de publication et éviter de perdre du temps à modifier l’article pour un éditeur, il vaut mieux <strong>cibler la revue </strong>à laquelle on compte le soumettre dès le départ.</p>
<p>Pour répondre aux attentes du journal, consulter les directives aux auteurs disponibles sur les sites internet des éditeurs (<em>guidelines for authors</em>) est indispensable. En effet, en fonction de la revue visée, le plan d’un article scientifique, sa longueur ou encore les règles d’écriture peuvent varier. La plupart du temps, vous devez vous attendre à utiliser le plan suivant :</p>
<ul>
<li><a href="https://agentmajeur.fr/titres-communication-scientifique/">Titre</a>,</li>
<li>Résumé,</li>
<li>Introduction,</li>
<li>Méthodes</li>
<li>Résultats,</li>
<li>Discussion (et/ou conclusion).</li>
</ul>
<p>Cependant, l’ordre de ces sections peut dépendre des revues. Par exemple, certaines vous demandent de détailler vos méthodes dans le corps de l’article, quand d’autres exigent de les mettre à la fin. Par ailleurs, <strong>de nouvelles rubriques</strong> <strong>font leur apparition à la demande des éditeurs</strong>. De nos jours, il ne s’agit plus seulement de faire un résumé (abstract) pour présenter une vue d’ensemble de l’article. Vous devrez peut-être mettre en avant votre contribution scientifique en une seule phrase (teaser), avec des points clés (highlights), ou à l’aide d’une illustration scientifique (<a href="https://agentmajeur.fr/graphical-abstract/">graphical abstract</a>).</p>
<p>Avant de vous lancer dans la rédaction, il est indispensable d’<strong>élaborer un plan d’article pour structurer vos idées</strong>. Certains auteurs préfèrent le définir dans le détail avant d’entamer la phase de rédaction, alors que d’autres n’en font qu’une esquisse. Ainsi, Dr. Emily Burns, spécialiste de la <a href="https://agentmajeur.fr/communication-scientifique/">communication des sciences</a>, vous conseille de « créer en premier lieu la trame de l’article scientifique, avant de vous y plonger ». Elle recommande en second lieu de « planifier distinctement les sections avec des éléments clés et schémas, ce qui simplifiera la construction de votre récit sans y passer des heures. »</p>
<p>En résumé, commencez par lister les résultats clés de vos travaux. Sélectionnez les figures, schémas et tableaux qui illustrent chacun de ces résultats. Vous avez ainsi une trame pour la rédaction de votre article.</p>
<p>Sachez que <strong>le temps passé à réfléchir sur cette trame n’est jamais perdu</strong>. L’écrivain Randy Ingermanson dit qu’avoir <strong>un plan -même flou- est crucial</strong>. Il se réfère à ce qu’il appelle la méthode du flocon de neige. Elle consiste à élaborer un plan simple tout en laissant suffisamment de marge pour que votre texte évolue au fur et à mesure de la phase d’écriture. Cette méthode, initialement décrite pour des romans, s’applique parfaitement à la rédaction d’articles scientifiques. Bon nombre des meilleures idées voient le jour lorsque la plume touche le papier !</p>
<h2>3/ Rédiger dans le bon ordre</h2>
<p>Votre message principal est clair et vos résultats sont organisés selon un plan d’article logique ? Ne vous précipitez pas sur l’introduction. Il y a en effet un ordre à respecter pour faciliter la rédaction.</p>
<h3>La description des éléments graphiques (figures, tableaux, schémas, images)</h3>
<p>Le but est d’écrire une description concise de chaque illustration, qui servira de guide au lecteur pour comprendre les données. N’oubliez pas les légendes des figures et les notes de bas de tableaux. Cet exercice doit vous permettre de rassembler toutes les figures nécessaires et suffisantes pour illustrer les données qui supportent vos conclusions.</p>
<h3>La section méthodologies</h3>
<p>Cette section doit inclure les différents matériels et méthodes utilisés pour générer les données présentées dans l’article. La rédaction doit être très factuelle et assez précise pour permettre au lecteur d’évaluer la méthodologie, et de reproduire les résultats. Ce n’est pas la partie la plus fun à rédiger, mais elle est importante. Abordez-la comme une étape obligée qui entraîne votre plume.</p>
<h3>Les résultats</h3>
<p>Il s’agit maintenant de trier les données les plus pertinentes par rapport à l’objectif de l’article. Parmi les figures sélectionnées, certaines iront en données supplémentaires, d’autres seront peut-être inutiles ou hors sujet. Restez fixé sur votre objectif pour ne présenter que les données nécessaires. Décrivez-les de façon factuelle, sans interprétation.</p>
<h3>La discussion et la conclusion</h3>
<p>C’est dans cette section que vous proposerez une interprétation des données présentées et la pertinence des résultats vis-à-vis de votre hypothèse de recherche. La discussion doit être un résumé des résultats les plus importants, que vous mettrez en perspective des travaux existants. Pensez à préciser <strong>les limites de l’étude et les raisons pour lesquelles vos données et les précédentes vous mènent à votre conclusion</strong>.</p>
<p>Ces éléments clés de la discussion doivent être aussi clairs que les méthodes et résultats. Or, c’est souvent là que pèchent les articles <strong>scientifiques</strong>. Prenez le temps de les recenser avec vos coauteurs avant de rédiger, puis restez particulièrement vigilant au moment des phases de réécriture. Enfin, mettez en avant la portée de votre étude et son caractère novateur.</p>
<h3>L’introduction</h3>
<p>C’est <strong>le moment de prendre du recul et de situer vos travaux dans leur contexte</strong>. Vous décrirez la problématique, l’état de l’art des connaissances, votre hypothèse de travail, l’objectif de l’article et sa contribution attendue. Cette mise en contexte doit s’appuyer sur une analyse exhaustive de la littérature. Attention à limiter vos références bibliographiques aux travaux les plus pertinents par rapport à vos propres travaux.</p>
<h3>Le résumé</h3>
<p>C’est <strong>l’argumentaire de vente de votre article</strong>. C’est lui qui donne envie aux éditeurs, relecteurs et chercheurs de lire vos travaux. Il doit décrire le problème que vous abordez, son importance, la façon dont vous l’abordez et l’impact de vos résultats. Il doit inclure toutes les données quantitatives clés.</p>
<h3>Le titre</h3>
<p>La fonction du titre est de <strong>concentrer l’essentiel de votre article en quelques mots</strong>. C’est pourquoi il faut le rédiger une fois l’article terminé. Il doit contenir les mots-clés principaux. Soignez-le.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Vous voulez améliorer vos compétences en rédaction ?</strong><br />
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<h2></h2>
<h2>4/ Cibler vos lecteurs</h2>
<p>Avec un article scientifique, votre objectif n’est pas uniquement de publier vos résultats. Vous voulez également que d’autres chercheurs vous lisent et, de préférence, qu’ils exploitent l’information que vous avez partagée. Aussi, <strong>privilégiez la clarté</strong> pour que vos lecteurs comprennent le contexte de votre travail, ce en quoi il consiste et votre interprétation des résultats.</p>
<p>Comme vous vous adressez à vos pairs, experts du sujet, donnez-leur suffisamment d’informations pour que votre projet de recherche soit compris, sans pour autant reprendre tout l’historique. Vous pouvez également diviser votre lectorat en types de chercheurs susceptibles d’être intéressés. Si vos travaux couvrent plusieurs domaines, par exemple physique et psychiatrie, il vous faudra faire preuve de davantage de pédagogie envers chacun de ces professionnels.</p>
<p>Comme nous l’expliquons pendant nos<a href="https://agentmajeur.fr/formations/rediger-article-scientifique/"> formations à la rédaction d’article scientifique</a>, vous devriez toujours <strong>donner plus d’explications que vous ne l’estimez nécessaire pour un expert</strong>. D’une part, les experts ne sont pas vexés s’ils lisent des explications de qualité sur des sujets déjà connus. D’autre part, rien ne dit qu’ils seront experts de votre sujet précis. Pour autant, contrairement à la <a href="https://agentmajeur.fr/conseil-redaction-these/">rédaction d’un mémoire de thèse</a> ou d’un rapport, vous devez rester succinct.</p>
<h2>5/ Combattre les pannes d’écriture</h2>
<p>La<a href="https://agentmajeur.fr/redaction-scientifique/"> rédaction scientifique</a> n’échappe pas au syndrome de la page blanche. Nous y avons tous été confrontés, incapables de formaliser à l’écrit nos pensées. Hélas, il n’existe pas de solution miracle pour surmonter cette difficulté. Car <strong>nous avons besoin d’espace mental pour être capables d’écrire</strong>. Les mots ne sortiront pas si notre cerveau est saturé.</p>
<p>Face à un blocage, essayez de réaliser quelques tâches simples sur votre to-do-list ou sortez pour une promenade. Une autre technique consiste à ranger son bureau ou sa maison, ce qui aide à clarifier son esprit avant d’écrire.</p>
<p>Si, malgré tout, vous restez bloqué, <strong>vous pouvez essayer la méthode de l’écriture libre</strong>. Le processus est simple : fixez-vous des plages de temps de 10 à 20 minutes. Choisissez alors une section de votre article scientifique avec pour seul objectif d’écrire sur cette section pendant le créneau alloué. Ne vous préoccupez pas des fautes d’orthographe, de la structure des phrases ou de la grammaire. Contentez-vous de rédiger tout ce que vous pouvez, en évitant toute distraction. Produisez sans vous juger et focalisez-vous sur les idées qui s’enchaînent. Une fois le temps écoulé, levez-vous pour faire une pause loin de votre bureau. Puis, quand vous êtes prêt, reprenez votre texte.</p>
<p>La plupart des articles scientifiques seront rédigés en anglais. Or il n’est pas toujours facile de formuler d’emblée ses idées dans la langue de Shakespeare ! Il est possible d’utiliser l’écriture libre pour rédiger deux brouillons, l’un en français et l’autre en anglais. Ensuite, combinez le meilleur des deux textes pour avancer.</p>
<h2>6/ Savoir se corriger</h2>
<p>Pendant la phase de rédaction, évitez de vous corriger. Écrivez en laissant libre cours à votre plume. Après cette phase de rédaction, place à la relecture et à la correction. À l’instar de Boileau,</p>
<p style="text-align: center;"><em>Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,</em><br />
<em>Polissez-le sans cesse, et le repolissez,</em><br />
<em>Ajoutez quelquefois, et souvent effacez.</em></p>
<p>Relire est important, mais que faut-il donc corriger ? Pour les articles scientifiques, <strong>privilégiez la lisibilité</strong>. Personne ne s’attend à ce que vous écriviez comme Victor Hugo ou Charles Dickens. <strong>Plus votre écriture sera simple, plus elle sera efficace, car le texte sera clair et agréable à lire</strong>. Ne mettez pas plus d’une idée par phrase. Et, efforcez-vous de ne pas faire des phrases de plus de 15 mots en moyenne. Cela évitera à vos lecteurs d’être submergés d’informations.</p>
<p><strong>Veillez aussi au langage que vous utilisez</strong>. Repérez chaque mot de plus de quatre syllabes. Pouvez-vous le remplacer par des mots plus simples ? Il n’est pas question ici de substituer des termes scientifiques ou techniques spécifiques à vos recherches, par des mots du langage courant. Pour autant, <strong>limitez le jargon</strong>, afin de fluidifier votre texte.</p>
<p>Enfin, « last but not least », <strong>vérifiez la cohérence du document</strong> pour l’orthographe des mots, le style de référencement, le choix de l’anglais (anglais ou américain), l’utilisation d’abréviations, pour n’en citer que quelques-uns. Tous ces détails comptent énormément car vous êtes tenu de montrer <strong>une rigueur irréprochable tant sur le fond que sur la forme</strong> !</p>
<p>Bien entendu, faites de votre mieux pour peaufiner votre article scientifique, mais gardez en tête que la première version ne sera pas parfaite. De nombreuses relectures et réécritures seront nécessaires et cela est tout à fait normal ! Même une fois l’article soumis, vous devrez encore modifier le texte plusieurs fois, en tenant compte des commentaires du comité éditorial et des reviewers. Vos lecteurs ne connaîtront que la version finalisée de votre article.</p>
<h2>7/ Ne négligez pas la lettre à l’éditeur</h2>
<p>Une fois l’article rédigé, le moment est venu de le soumettre à la revue. <strong>Un dernier conseil toutefois : ne négligez pas la rédaction de votre lettre à l’éditeur</strong> (cover letter). Cette première prise de contact avec le journal permet de présenter votre travail. Mais pas seulement : cette lettre vous donne également l’occasion de convaincre le comité éditorial que votre article <strong>scientifique</strong> a sa place dans le journal ciblé.</p>
<p>Et puis, n’hésitez pas à argumenter pour justifier la pertinence de votre article dans ladite revue en tenant compte du contexte actuel. Par exemple, vous pourriez constater un manque de publications sur votre sujet dans cette éminente revue en dépit de l’importance que ces problématiques ont pour la communauté scientifique en ce moment. Ainsi, vous donnerez à votre article scientifique les meilleures chances de rencontrer ses futurs lecteurs.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Communication scientifique, mode d’emploi</title>
		<link>https://agentmajeur.fr/communication-scientifique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jun 2022 08:35:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Communication scientifique]]></category>
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					<description><![CDATA[Comment communiquer efficacement sur la science ? Voici les principaux conseils d’experts du sujet. ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter wp-image-3848 size-full" src="https://agentmajeur.fr/wp-content/uploads/2022/06/webinar-science-communication.jpg" alt="Webinar series - science AAAS sur la communication scientifique" width="1024" height="577" /></p>
<p>Science Magazine a organisé un webinaire consacré à la communication scientifique. Cette table ronde, filmée à Washington, réunissait un panel d’experts du sujet. Pendant une heure, les quatre intervenants ont discuté des moyens de mieux communiquer sur vos travaux auprès de vos pairs, comme du grand public.  Voici 10 astuces de communication scientifique extraites de cet échange.</p>
<h2>1. Comprendre votre public</h2>
<p>Qui est votre public et quelles sont ses attentes ? Il est important de le prendre en compte pour mettre l’accent sur certains aspects de votre projet, plutôt que d’autres. Comme Matthew S. Savoca, postdoctorant à l’Université de Stanford, le rappelle : en communication scientifique, il faut adapter « ce que l’on dit » et « la façon dont on le dit » à son auditoire.</p>
<p>Quand vous <a href="https://agentmajeur.fr/preparer-presentation/">préparez une communication</a>, pensez à votre auditoire et mettez-vous à sa place. Le grand public est intéressé par la manière dont vos travaux vont affecter sa vie et la société à court, moyen ou long terme. Les financeurs veulent des détails sur leur retour sur investissement. Vos pairs, eux, souhaiteront en savoir plus sur votre méthodologie, vos découvertes et d’éventuelles collaborations. Quant aux industriels, ils seront attentifs aux technologies qui peuvent aboutir à des produits ou des services susceptibles de devenir des succès commerciaux. Faites en sorte de bien comprendre votre public et adaptez votre communication en conséquence.</p>
<h2>2. Élaborer votre message</h2>
<p>Les sujets à traiter en communication scientifique sont généralement complexes. Comme votre auditoire ne pourra pas retenir tout ce que vous avez à dire, il vous revient de choisir ce dont vous voulez qu’il se souvienne. Ce sera votre message.</p>
<p>Pour l’élaborer, Alexia Youknovsky, fondatrice de <a href="https://agentmajeur.fr/agence/">l’agence de communication scientifique Agent Majeur</a>, recommande de cerner les attentes de votre auditoire. « Prenez aussi en compte vos propres objectifs pour cette communication et les spécificités de votre projet de recherche. En combinant toutes ces informations, vous pouvez définir le message que vous voulez faire passer. »</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="//www.youtube-nocookie.com/embed/5H9n3t8n9-o" width="800" height="450" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<h2>3. Créer un lien avec le public</h2>
<p>Pour réussir à communiquer, il faut d’abord attirer l’attention, puis établir un lien. Selon Laura Lindenfeld, directrice du <a href="https://www.aldacenter.org/" target="_blank" rel="noopener">Alan Alda Center for Communicating Science</a>, vous devez vous interroger sur votre auditoire pour mieux communiquer avec lui, et vous demander : « Qui est la personne à qui je parle ? Pourquoi devrait-elle se soucier de mon travail ? » Une communication scientifique efficace ne s’appuie pas uniquement sur des faits et des chiffres, mais doit intégrer une part d’empathie.</p>
<p>« Nous partons généralement du principe que les humains sont des êtres pensants, qui en plus ressentent des émotions. Mais nous sommes des êtres d’émotion qui pensent aussi », ajoute-t-elle. Pour créer un lien avec votre public, même lorsque vous vous adressez à vos pairs, apportez de l’émotion. Par exemple, <a href="https://agentmajeur.fr/humour-presentations-scientifiques/">essayez de les faire rire</a>, ou de les surprendre.</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="//www.youtube-nocookie.com/embed/6CMQ0T5XZcg" width="800" height="450" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<h2>4. Raconter une histoire</h2>
<p>Vous pouvez aussi choisir de <a href="https://agentmajeur.fr/storytelling/">communiquer par le biais d’une histoire</a>. Le « storytelling », comme on l’appelle, est une manière spécifique de générer de l’émotion. Car les histoires ne sont pas réservées aux enfants, le soir avant de s’endormir. Pour s’en convaincre, il suffit de considérer le temps que les adultes passent à lire des romans ou à voir des films. Raconter des histoires sur vos travaux est une manière très efficace de faire passer votre message. Il pourra plus facilement être mémorisé qu’en s’appuyant exclusivement sur des explications techniques.</p>
<p>« Le storytelling humanise les scientifiques », estime Laura Helmuth, rédactrice en chef Santé, Science et Environnement au Washington Post. La plupart des projets de recherche peuvent être expliqués par <a href="https://agentmajeur.fr/presentation-powerpoint-1/">des supports visuels</a>, des analogies et des métaphores. Vous pouvez aussi choisir de partager une anecdote personnelle ou professionnelle. Essayez de trouver des histoires qui conviennent à votre sujet.</p>
<h2>5. S’adresser à des journalistes</h2>
<p>Avoir accès à un large public, au-delà de son propre réseau, peut sembler difficile. Les journalistes peuvent vous aider à y parvenir. Aussi, soignez vos relations avec la presse. Avant de rencontrer un journaliste, préparez-vous bien. Essayez de comprendre pourquoi il vous a contacté, et quels aspects de vos travaux l’intéressent. Cela vous permettra d’établir une liste de questions qu’il pourrait vous poser et de préparer des réponses qui vont droit au but.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Vous avez un projet de communication scientifique ?</strong><br />
<a class="hwc-Button" href="https://agentmajeur.fr/contactez-nous/">CONTACTEZ-NOUS</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comme le suggère Laura Helmuth, toute information « sera distillée avant d’être publiée ». Vous devez essayer de faire ce travail de synthèse vous-même, plutôt que de le laisser au journaliste. Autre chose : lorsque vous êtes <a href="https://agentmajeur.fr/communication-media/">contacté par des journalistes</a>, pensez à répondre rapidement et, si possible, soyez généreux avec votre temps. « C’est un service à rendre à votre domaine d’expertise, à votre propre recherche et à votre auditoire ».</p>
<h2>6. Rendre votre science compréhensible</h2>
<p>Il est rare de « trop » vulgariser. Souvent, en communication scientifique, un orateur ou un rédacteur surestime la familiarité de son public avec le sujet traité. On nomme ce phénomène le « curse of knowledge » (la malédiction de la connaissance). Le concept est simple : une personne maîtrisant un sujet aura du mal à l’expliquer au commun des mortels. Laura Helmuth recommande de partir du principe que « la personne à qui vous vous adressez a un million de choses qui réclament son attention et sa concentration. » Par conséquent, essayez de <a href="https://agentmajeur.fr/vulgarisation-scientifique-guide-agent-majeur/">vulgariser vos propos</a>.</p>
<p>L’usage des mots compliqués peut conduire à une mauvaise interprétation et générer de la confusion. Dans vos communications scientifiques, minimisez l’emploi du jargon technique. Préférez des phrases et des mots simples : votre public restera davantage attentif à votre raisonnement. Gardez à l’esprit que pour les non-spécialistes, la plupart des concepts que vous allez développer sonnent comme une langue étrangère. « Rappelez-vous des mots dont vous ignoriez tout, et souvenez-vous de votre confusion d’alors. » Puis demandez-vous : « Comment puis-je dire la même chose différemment ? ».</p>
<p style="text-align: center;"><iframe src="//www.youtube-nocookie.com/embed/ncDuYVOvir0" width="800" height="450" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<h2>7. Gérer les sujets polémiques</h2>
<p>Lorsque vous communiquez sur un sujet polémique, il peut arriver que votre auditoire ait des idées préconçues ou qu’il ait déjà eu accès à des hypothèses élaborées par d’autres. Dans ce cas, essayez de les toucher autrement qu’en égrainant une liste de faits.</p>
<p>Il est important de ne pas partir du principe que votre auditoire vous est « hostile ». Essayez plutôt de vous rappeler qu’il est plus facile d’écouter et de faire confiance à un orateur qui ne vous prend pas de haut. C’est en respectant l’opinion de votre public et en acceptant d’aborder ses questions que vous pourrez parvenir à un échange constructif. Dans ces conditions, la polémique devient positive et peut même vous aider à réfléchir sur vos travaux.</p>
<h2>8. Accepter l’incertitude</h2>
<p>La science est un processus de collecte de données et de construction de preuves. Ce qui est vrai aujourd’hui peut ne plus être pertinent demain. Le doute est inhérent à la science et à la recherche. D’ailleurs, du point de vue du scientifique, « le doute est ce qu’il y a de plus passionnant » (Matthew S. Savoca). Souvenez-vous qu’un chercheur doit s’exprimer avec sincérité et précision. Par conséquent, « accepter l’incertitude » et ne pas « esquiver » sont des gages de transparence et de respect envers votre public.</p>
<p>En tant que scientifique, vous devriez aussi mettre en avant les résultats dont vous êtes sûr. Les mots que vous utilisez, les phrases que vous construisez, doivent traduire votre assurance. Si vous faites une présentation orale, faites aussi attention à <a href="https://agentmajeur.fr/langage-non-verbal/">votre communication non verbale</a>. Il s’agit de votre posture et de votre voix – ce que votre public voit et ce qu’il entend. Le non verbal contribue à la façon dont votre public vous percevra et ce qu’il pensera de vous et de votre sujet.</p>
<h2>9. Mixer les canaux de communication</h2>
<p>Les articles, les conférences, la presse peuvent être considérés comme des outils de communication scientifique traditionnels. Cependant, au cours des dernières années, d’autres outils, tels que les réseaux sociaux, les blogs, <a href="https://agentmajeur.fr/podcast-de-science/">les podcasts</a> ou les vidéos se sont développés et sont devenus des médias importants.</p>
<p>Ils constituent un bon moyen de toucher le grand public, mais pas seulement. Ils vous donnent aussi l’opportunité <a href="https://agentmajeur.fr/scientifiques-reseaux-sociaux/">d’échanger avec d’autres chercheurs et de créer une communauté</a>. Pour communiquer, les scientifiques ont intérêt à combiner les médias traditionnels et émergents, afin d’élargir leur audience.</p>
<h2>10. Apprendre à communiquer</h2>
<p>La communication scientifique est une compétence qui s’apprend. Pour ce faire, il est utile de « lire beaucoup, noter quelles sortes d’articles vous intéressent, quels types de citations donnent de l’ampleur à une histoire ou vous aident à mieux comprendre le travail de quelqu’un d’autre » (Laura Helmuth).</p>
<p>Vous pouvez aussi assister à une <a href="/formations/">formation à la communication scientifique</a>, comme celles proposées par Agent Majeur. Il existe des programmes dédiés à la prise de parole en public : par exemple, comment s’exprimer lors d’une conférence ou <a href="/formations/pitch/">présenter votre projet en trois minutes</a>. Vous pouvez aussi améliorer votre communication écrite : rédiger un article scientifique, une thèse ou utiliser les médias sociaux.</p>
<p>La communication scientifique suscite de l’intérêt, aide à faire évoluer les mentalités et donne de la visibilité à votre institut. Certes, communiquer prend du temps, mais le jeu en vaut la chandelle. Car les <a href="https://agentmajeur.fr/communication-mediation-vulgarisation-scientifique/">activités de vulgarisation et de médiation scientifique</a> sont utiles à la société, comme à votre propre travail.</p>
<p><em>Vous pouvez voir <a href="https://www.science.org/content/webinar/selling-without-selling-out-how-communicate-your-science" target="_blank" rel="noopener">l’intégralité du webinaire</a>, sponsorisé par la Fondation IPSEN, sur le site web de <a href="https://www.science.org/content/webinar/selling-without-selling-out-how-communicate-your-science" target="_blank" rel="noopener">Science magazine</a>.</em></p>
<p><em>Nous avons sélectionné pour vous des moments clés de ce séminaire en ligne. Pour regarder ces courtes vidéos dédiées à la communication scientifique, rendez-vous sur <a href="https://youtube.com/playlist?list=PLTtlVrN2BUA9PsBNh72JadHCWT-hX05Z4&amp;si=f-g_fvR3lhNFjvSX" target="_blank" rel="noopener">notre chaîne YouTube</a>.</em></p>
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